Retraite

Pourquoi partir en retraite bien-être est l’un des plus beaux cadeaux à s’offrir ?

Partir en retraite, ce n’est pas fuir sa vie. Ce n’est pas non plus un luxe réservé à quelques privilégiées, ni une parenthèse perchée réservée aux yogis aguerris ou aux âmes ultra-spirituelles.

Une retraite, c’est avant tout un espace. Un espace pour ralentir. Pour respirer autrement. Pour s’extraire, quelques jours, du bruit du quotidien et des rôles que l’on endosse en permanence.

On part en retraite quand tout va trop vite. Quand on se sent fatiguée. Quand on ressent ce besoin diffus de faire pause, sans forcément avoir les mots pour l’expliquer.

Que ce soit autour du yoga, de la méditation, de l’écriture, de la randonnée, d’une activité artistique, ou simplement du bien-être, une retraite offre quelque chose de rare : du temps sans attente, sans pression, sans obligation. Du temps pour soi, vraiment. On n’y cherche pas la performance. On n’y cherche pas à devenir quelqu’un d’autre. On y vient pour se retrouver, se déposer, se reconnecter à l’essentiel. C’est une parenthèse hors du quotidien, un souffle profondément régénérateur. Et souvent, sans qu’on s’y attende, une expérience qui marque.

Avant de devenir un rituel dans ma vie, ma première retraite a été un saut dans l’inconnu. Un départ seule, vers un groupe d’inconnus, à un moment où j’en avais profondément besoin.

Et c’est là que tout a commencé.

Ma première retraite de yoga

Mon premier voyage solo n’était pas vraiment un voyage. C’était une retraite de yoga.

Je partais seule, pour la première fois, pour rejoindre un groupe de personnes que je ne connaissais pas, au Maroc. À ce moment-là, la vie venait de me secouer fort. Une période dense, émotionnellement lourde, épuisante. J’étais devenue mère, j’accompagnais quelqu’un dans la douleur, et moi, quelque part au milieu de tout ça, je m’étais un peu oubliée.

J’ai ressenti ce besoin viscéral de passer du temps seule. Pas pour fuir, mais pour respirer. J’avais envie qu’on me laisse tranquille, de faire une pause, de réfléchir, de me retrouver.
Après des années à être en couple et à partir à deux ou à voyager avec des amies, l’idée de partir en vacances solo ne faisait absolument pas partie de mes habitudes. Ça me faisait un peu peur. Et pourtant, l’envie était là.

Puis, comme souvent quand on est prête sans le savoir, une annonce de Iris yoga retreat est apparue dans mon feed. Une retraite de yoga au Maroc. Je l’ai vue comme un signe, comme un message de l’univers. Vraiment. J’ai hésité, bien sûr. Puis j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai réservé. Sans trop réfléchir. Avec ce mélange d’excitation et de peur qu’on connaît quand on sent que quelque chose est juste. Et spoiler alert : j’ai adoré.

J’y ai fait de très belles rencontres, j’y ai respiré comme je ne l’avais plus fait depuis longtemps, et surtout, j’y ai découvert quelque chose d’essentiel : j’étais capable. Capable de partir seule. Capable de m’écouter. Capable de m’offrir du temps sans me justifier. Depuis, partir en retraite est devenu presque un rituel. Une parenthèse nécessaire. Un souffle régénérateur que je m’autorise au moins une fois par an.

Pourquoi partir en retraite fait autant de bien ?

Parce qu’une retraite, avant tout, enlève plus qu’elle n’ajoute.
Elle enlève les horaires à gérer, les décisions à prendre, les attentes à satisfaire. Elle met entre parenthèses le quotidien, ses contraintes, son rythme effréné, ce bruit de fond permanent qui nous accompagne sans qu’on s’en rende vraiment compte. En retraite, on n’a rien à organiser. Rien à prévoir. Rien à optimiser. On se lève, on mange, on pratique, on se repose. Et c’est déjà énorme.

Ce qui fait autant de bien, c’est cette sensation rare de déposer ses rôles. Ne plus être “celle qui”, mais simplement être. Être fatiguée si on l’est. Être silencieuse si on en a besoin. Être sociable, ou pas. Tout est juste.

Une retraite permet aussi de ralentir suffisamment pour entendre ce qui se passe à l’intérieur. Le corps qui parle. Le mental qui s’apaise. Les pensées qui s’éclaircissent. Sans pression, sans injonction à aller mieux, sans objectif à atteindre. C’est un temps suspendu, hors du quotidien, qui offre quelque chose de précieux : de l’espace. Et dans cet espace, souvent, tout se réorganise naturellement. J’en suis même arrivée à un moment à presque m’ennuyer! Je m’étais reposée, j’avais mangé, pratiqué, lu mon livre jusqu’au bout, fait une sieste,… Il ne me restait plus rien à faire! C’est fou, ça ne m’arrive JAMAIS!!

On repart plus légère. Pas transformée de l’extérieur, mais réalignée à l’intérieur. Et ça, dans une vie souvent trop pleine, c’est profondément régénérateur.

Pourquoi partir en retraite? Ce qu’on gagne vraiment

On part souvent en retraite avec l’idée de se reposer un peu, de changer d’air, de pratiquer davantage. On en revient avec quelque chose de plus subtil, mais de très concret : un réalignement. Quelques jours suffisent pour sentir le corps se relâcher vraiment, pour que le sommeil redevienne profond, pour que le mental ralentisse. L’attention se déplace. On se remet à écouter ses besoins les plus simples : manger quand on a faim, se taire quand on en a envie, marcher, respirer, s’étirer, regarder le paysage sans devoir en faire quoi que ce soit. Ce qui est chouette c’est qu’en général tout le monde est dans le même état d’esprit. Et donc on ne se sent obligé de rien. Tu as envie de parler? Ok. Tu as envie de te taire et de rester seule? Ok. Tu as envie de dormir? Ok. Tu as envie d’aller marcher à 2? Tu trouveras toujours quelqu’un de partant. Tu as envie de t’isoler? Pas de soucis. Tu veux plutôt partager? Installe toi à une table avec un thé et tu trouveras quelqu’un à qui parler.

On y apprend aussi beaucoup. Sur la pratique choisie, bien sûr — yoga, méditation, écriture, mouvement, surf, peu importe — mais surtout sur soi. Sur ses rythmes, ses limites, ce qui recharge réellement. Loin des automatismes du quotidien, certaines choses deviennent plus claires. Des idées émergent. Des décisions se posent doucement. Ou parfois, il ne se passe rien de spectaculaire, et c’est très bien ainsi : on récupère simplement de l’espace intérieur.

Il y a aussi cette confiance discrète qui s’installe. Celle de pouvoir partir seule, ou de s’offrir ce temps sans se justifier. Celle de constater qu’on peut ralentir sans que tout s’écroule. Qu’on peut prendre soin de soi sans culpabilité. Et qu’en revenant, on est souvent plus présente, plus disponible, plus ancrée.

Une retraite ne change pas une vie du jour au lendemain. Elle change la façon d’y revenir. Plus reposée, plus lucide, plus douce avec soi-même. Et cela suffit souvent à faire une vraie différence.

Des retraites pour tous les goûts (et pour chaque moment de vie)

On imagine parfois la retraite comme quelque chose de très spécifique, presque intimidant. En réalité, il en existe aujourd’hui pour tous les goûts, tous les budgets et toutes les envies. Des retraites de yoga au bord de l’océan, des week-ends de méditation à la campagne, des séjours de randonnée, d’écriture, de surf, de bien-être ou même simplement de repos. Certaines sont très simples et accessibles, d’autres plus confortables, parfois luxueuses. On peut dormir en chambre partagée ou s’offrir une chambre seule, partir à deux heures de chez soi ou à l’autre bout de l’Europe, s’inscrire pour un week-end ou pour une semaine entière.

Il n’y a pas une seule façon de partir en retraite. Certaines sont très structurées, avec plusieurs activités par jour, des temps de pratique, des repas en commun. D’autres laissent beaucoup de liberté, avec des plages de temps pour se reposer, lire, marcher, ne rien faire. Et c’est aussi ça qui fait leur richesse : on peut choisir ce qui nous correspond vraiment à un moment précis de sa vie.

On peut partir seule, et vivre une expérience profondément personnelle, ou décider de partager cette parenthèse avec une amie, une sœur, sa mère. On peut avoir envie de rencontrer de nouvelles personnes, ou au contraire de rester dans sa bulle. Rien n’est obligatoire. On participe aux activités si on le souhaite, on s’isole si on en ressent le besoin. La retraite est un cadre, pas une contrainte.

L’idée n’est pas de correspondre à l’image d’une retraite idéale, mais de trouver celle qui nous fera du bien, ici et maintenant. Parce qu’au fond, il existe une retraite pour chacune. Et souvent, elle arrive au bon moment.

Partir seule… ou accompagnée

C’est souvent la question qui revient le plus : faut-il partir seule pour vivre pleinement l’expérience ? La vérité, c’est qu’il n’y a pas de bonne manière de faire. Partir seule peut être profondément libérateur. On s’écoute davantage, on se laisse porter par le rythme des journées, on n’a rien à négocier, rien à adapter. On découvre aussi cette capacité à être bien avec soi, à créer des liens si on en a envie, ou à rester dans sa bulle sans se justifier. Beaucoup de femmes redoutent ce premier départ en solo, puis réalisent très vite que le cadre d’une retraite est justement l’un des plus rassurants pour tenter l’expérience.

Mais partir accompagnée est tout aussi beau. Une amie, une sœur, sa mère, parfois même son ou sa partenaire. Partager quelques jours hors du quotidien peut renforcer un lien, offrir des conversations plus profondes, créer des souvenirs différents de ceux des vacances classiques. Et même à deux, chacun peut vivre sa retraite à son rythme : participer aux activités ensemble ou séparément, se retrouver pour les repas, s’accorder des temps seuls.

Ce qui compte, au fond, c’est la liberté. En retraite, rien n’est imposé. On peut choisir d’échanger avec les autres ou de rester discrète, de participer à tout ou de s’autoriser à ne rien faire. C’est un espace où l’on se dégage, pour quelques jours, des attentes et des rôles habituels. Seule ou accompagnée, l’essentiel est de s’offrir ce temps pour soi, sans contrainte, avec l’idée simple de se faire du bien.

Personnellement, je profite de ces retraites pour partir seule et me concentrer à 100% sur moi et sur ce que j’ai envie au moment T. Sans devoir tenir de compte de qui que ce soit. Comme je l’explique dans cet article « Voyager seule, pourquoi je dis oui à 200%« , c’est aussi un bon moyen de se retrouver face à soi-même, à fond dans l’introspection. De voir qu’on est capable de se débrouiller seule dans les transports, pour trouver son chemin, de manger quelque part seule, de se balader seule etc.

« J’ai déjà organisé plusieurs retraites et une des peurs qui revient systématiquement est celle de venir seule. Mais j’ai juste envie de dire OSEZ! La plupart des personnes viennent en solo et donc vous ne serez pas seule! Et surtout, vous sortirez de votre zone de confort. Et quand on sort de sa zone de confort, c’est là où les miracles apparaissent. »

— Alison

Voyager autrement

Partir en retraite, c’est aussi voyager d’une manière différente, en mode slow. On ne court pas d’un lieu à un autre, on ne coche pas une liste de choses à voir. On s’installe quelque part, vraiment. On prend le temps de sentir l’endroit, d’observer la lumière du matin, de marcher sans objectif précis, de goûter une cuisine locale préparée avec soin, souvent simple, souvent végétale, toujours réconfortante. On découvre un lieu de l’intérieur plutôt que de le traverser.

Cette lenteur change tout. Elle permet de s’imprégner d’un rythme, d’une culture, de petits rituels du quotidien : un thé partagé après une pratique, un repas pris en silence, une conversation spontanée avec quelqu’un venu d’ailleurs. On rencontre des personnes qu’on n’aurait jamais croisées autrement, on échange des façons de vivre, de cuisiner, de bouger, de prendre soin de soi. Des détails qui paraissent anodins sur le moment, mais qui laissent une empreinte durable.

Voyager en retraite, c’est moins voir et davantage ressentir. C’est se déplacer pour mieux se déposer. Revenir avec peu de photos peut-être, mais avec une sensation claire d’avoir vécu quelque chose de plus profond qu’un simple séjour : un temps suspendu, qui continue souvent à faire effet bien après le retour.


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Combien de temps partir en retraite bien-être ?

On pourrait croire qu’un week-end suffit pour décrocher, et c’est vrai qu’il fait déjà du bien. Deux ou trois jours hors du quotidien permettent de ralentir, de respirer autrement, de créer une première coupure. C’est souvent la porte d’entrée idéale quand on n’a jamais testé ou quand le temps manque.

Mais il faut généralement quelques jours pour que le corps et le mental lâchent vraiment. Les deux premiers jours, on arrive encore avec le rythme de la maison, du travail, des responsabilités. Puis, doucement, quelque chose se dépose. Le sommeil devient plus profond, les pensées se calment, l’attention revient au présent. C’est souvent à partir du troisième ou quatrième jour que l’on ressent pleinement les effets : une sensation d’espace, de clarté, de repos véritable.

Cinq jours, une semaine si c’est possible, restent le format le plus transformateur pour vraiment déconnecter et se régénérer. Pas besoin de partir loin ni longtemps chaque fois, mais s’offrir cette parenthèse de temps en temps peut faire une réelle différence dans une année. Comme un point de respiration au milieu d’un quotidien bien rempli. Et si en plus, vous pouvez profiter d’une destination ensoleillée en plein automne ou hiver c’est doublement agréable!

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S’autoriser cette parenthèse

On attend souvent d’être épuisée pour s’accorder une vraie pause. On repousse, on remet à plus tard, on se dit que ce n’est pas le bon moment, que ce n’est pas indispensable, qu’il y a toujours autre chose de plus urgent. Pourtant, s’offrir une retraite n’est ni une fuite ni un caprice. C’est une manière douce de prendre soin de soi, avant que le corps ou le mental ne réclament plus fort.

Partir quelques jours pour se retrouver, respirer, ralentir, ce n’est pas se retirer du monde. C’est y revenir autrement. Plus présente, plus reposée, plus ancrée. Avec l’impression d’avoir repris contact avec quelque chose d’essentiel, souvent très simple : son rythme, son énergie, son envie.

On n’a pas besoin de partir loin ni longtemps pour que cela fasse du bien. Un week-end peut déjà ouvrir une brèche. Une semaine peut profondément régénérer. L’important, c’est de s’autoriser cet espace, au moins une fois. De se donner cette permission sans attendre que tout soit parfaitement aligné.

J’entends souvent des femmes me dire « « Oui mais le mari… oui mais les enfants… » Comme si partir quelques jours pour soi devait forcément se justifier. STOP. Tu as le droit de t’absenter. Tu as le droit de souffler. Tu as le droit de partir pour toi. Le monde ne s’écroule pas quand une femme prend quelques jours pour se retrouver. Et souvent, tout le monde y gagne.

Parce qu’au fond, une retraite est peut-être l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse se faire dans une vie bien remplie : quelques jours pour se déposer, respirer, et revenir à soi.

Et après ?

On pourrait croire que tout s’arrête au moment du retour. Que la parenthèse se referme et que la vie reprend exactement comme avant. En réalité, quelque chose reste. Une sensation plus calme dans le corps, une manière différente d’aborder les journées, parfois l’envie de préserver un peu de ce rythme plus doux dans le quotidien. On ne change pas de vie en quelques jours, mais on change souvent la façon de l’habiter.

Après une retraite, on a généralement plus de clarté. Sur ce qui fatigue vraiment. Sur ce qui nourrit. Sur ce qu’on a envie de garder ou d’ajuster. On n’applique pas forcément de grandes résolutions, mais on repart avec des gestes simples : respirer davantage, ralentir le matin, s’accorder des moments de silence, bouger différemment, cuisiner autrement. Des détails, en apparence, qui prolongent les effets de la parenthèse.

Et puis, il y a cette idée rassurante : savoir que l’on peut repartir. Que l’on peut s’offrir à nouveau ce temps, quand le besoin se fera sentir. Une retraite n’est pas un événement exceptionnel réservé à une seule fois dans une vie. Elle peut devenir un rituel, une respiration régulière, un rendez-vous avec soi-même.

Parce qu’une fois qu’on y a goûté, on comprend à quel point ces pauses sont précieuses. Et combien elles nous aident, tout simplement, à revenir plus pleinement à la vie.


Dis-moi en commentaire, tu es déjà parti.e en retraite?

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