On pense souvent que notre niveau d’énergie dépend du sommeil, de l’alimentation, du sport. Et c’est vrai, en partie. Mais il y a tout un pan qu’on néglige : l’effet que certaines situations, certains environnements, certaines tâches ont sur nous. Un repas de famille trop bruyant. Une journée passée dans un open space surpeuplé. Une heure à faire une tâche administrative qu’on déteste. Ou à l’inverse, une promenade en forêt, un après-midi à cuisiner, un moment de silence complet.
Tout ça, ce sont des energy takers et des energy givers, autrement dit des voleurs d’énergie et des donneurs d’énergie, et apprendre à les reconnaître change vraiment la façon dont on traverse ses journées.
Et si notre énergie était une ressource précieuse à gérer avec discernement — au même titre que notre temps ou notre argent ?
Les energy givers : ce qui te rempli
Un energy giver, c’est tout ce qui, après coup, te laisse dans un état de légèreté, de clarté ou de vitalité. Ce qui compte, ce n’est pas l’activité en elle-même, c’est l’état dans lequel tu te trouves après.
Les activités qui rechargent ton énergie
Une conversation qui t’inspire. Un moment dans la nature. La pratique du yoga. Cuisiner quelque chose avec soin. Lire un livre qui t’emporte. Passer une heure seule à ne rien faire d’autre qu’exister. Les energy givers ne sont pas forcément des activités « reposantes » au sens commun du terme : une randonnée difficile peut en être un, tout comme une réunion intense avec une équipe qui te stimule.
Les energy givers sont les habitudes, activités et interactions qui te remplissent de vitalité et de motivation: le mouvement, la créativité, les connexions profondes, le silence, la nature, le sommeil de qualité.
Pour moi, ce sont notamment les matins calmes avant que la maison ne s’éveille, ma pratique de yoga, les conversations à cœur ouvert avec des femmes qui me ressemblent, cuisiner quelque chose de bon, marcher dans la nature, lire, être seule au calme, créer sur Canva, écrire sur The Mona Project, voyager, explorer,…
Les energy givers qu’on s’interdit par culpabilité
Ce qui est souvent surprenant, c’est de réaliser combien d’energy givers on s’est progressivement interdits — par manque de temps, par habitude de se faire passer après les autres, ou tout simplement parce qu’on a fini par croire que prendre soin de soi était un luxe. Ce moment seule le matin avant que la maison s’éveille. Cette heure de lecture en semaine. Cette promenade sans destination ni téléphone.
Identifier ses energy givers, c’est aussi se donner la permission de les reprendre.
Les energy takers : ce qui te vide
Un energy taker, c’est l’inverse : ce qui, après l’avoir vécu, te laisse fatiguée, irritée, anxieuse ou vide. Et attention, les energy takers ne sont pas toujours des personnes toxiques ou des situations clairement négatives.
Quand les energy takers se cachent dans le quotidien
Parfois, c’est une réunion de trop. Un scroll Instagram qui s’éternise. Une promesse faite malgré toi. Une tâche pour laquelle tu n’as aucun attrait. Un repas dans un endroit trop bruyant. Un agenda trop chargé qui ne laisse aucune respiration. Ces petites fuites d’énergie s’accumulent sans qu’on s’en rende vraiment compte, jusqu’au soir où on se retrouve à plat sans comprendre pourquoi.
Les energy takers peuvent être des habitudes (écrans, désorganisation, perfectionnisme), des situations (surcharge, manque de limites) ou des environnements qui saturent nos sens sans qu’on ait les mots pour le nommer.
Les personnes qui drainent : ni coupables, ni innocentes
Il y a aussi les energy takers humains, et c’est souvent le sujet le plus délicat à aborder. Ce ne sont pas nécessairement des personnes « toxiques » au sens clinique du terme. Parfois, c’est simplement une question de fréquence : certaines personnes résonnent avec toi, d’autres te coûtent plus qu’elles ne t’apportent. Sans que ce soit la faute de personne.
Il y a quelque chose de libérateur à comprendre qu’un energy taker n’est pas forcément une « mauvaise » chose, c’est simplement quelque chose qui, pour toi, dans ta vie, coûte plus qu’il ne donne. Cette vérité-là est entièrement personnelle.
Les derniers articles
- Energy givers & energy takers: reconnaître ce qui te ressource… et ce qui te vide
- Journée « Retour à soi » – dimanche 7 et dimanche 21 juin 2026 à Namur – Belgique
- Pourquoi partir en retraite bien-être est l’un des plus beaux cadeaux à s’offrir ?
- 5 micro pauses de moins de 5 minutes qui vont changer ta journée
- Prendre du temps pour soi : 5 raisons pourquoi tu n’y arrives pas
Tes energy givers & takers dans toutes les sphères de vie
Ce qui est puissant dans cette approche, c’est qu’elle s’applique à tous les domaines de ta vie, pas seulement à ton temps libre. Explorer chaque sphère permet de cartographier avec précision où tu perds de l’énergie… et où tu peux en récupérer.
Dans les relations
Certaines personnes te font sentir vue, comprise, vivante. D’autres te laissent avec une vague lourdeur. Ni l’une ni l’autre n’est nécessairement dans son tort, c’est une question de fréquence et de réciprocité.
Dans les habitudes du corps
Sommeil, alimentation, mouvement : ces trois piliers peuvent être tes plus grands energy givers, ou de véritables fuites d’énergie lorsqu’ils sont négligés ou vécus sous contrainte plutôt que par plaisir.
Dans le travail
Quelles tâches te portent naturellement ? Lesquelles te coûtent disproportionnellement, même si elles sont « simples » ? C’est souvent ici que se cachent les plus grands energy takers, camouflés en obligations normales.
Dans l’environnement
Un espace encombré, une lumière agressive, trop de stimulations. L’environnement agit sur notre système nerveux plus qu’on ne le réalise. La beauté, l’ordre et le calme peuvent être de vrais energy givers.
Comment identifier tes energy givers et energy takers ?
L’identification de tes energy givers et takers demande avant tout une compétence : la conscience de toi-même. Pas de jugement, pas de théorie, juste l’observation honnête de ce que tu ressens.
Le journal d’énergie : un exercice simple sur 7 jours
L’idée est de créer une petite routine d’observation, pendant une semaine seulement. Pas besoin d’un carnet spécial ni d’une heure de réflexion chaque soir, cinq minutes suffisent.
Exercice
- Pendant 7 jours, note chaque soir trois choses : ce qui t’a donné de l’énergie, ce qui t’en a coûté, et ton niveau d’énergie global de 1 à 10.
- À la fin de la semaine, cherche les patterns. Quels types de situations reviennent systématiquement dans chaque colonne ?
- Pose-toi la question : parmi mes energy takers, lesquels sont inévitables ? Lesquels pourraient être réduits ou transformés ?
- Identifie un energy giver concret que tu peux intégrer dès demain dans ton quotidien, même dix minutes suffisent.
Ce qui est souvent surprenant dans cet exercice, c’est qu’on découvre des energy takers qu’on avait normalisés depuis si longtemps qu’on ne les voyait plus. Et des energy givers qu’on s’était interdits, par culpabilité, par manque de temps, par habitude de se faire passer après les autres.
Faire pencher la balance
L’objectif n’est pas d’éliminer tous tes energy takers, certains font partie de la vie, et c’est tout à fait normal. L’objectif, c’est de reprendre le pouvoir sur ton énergie : en la protégeant davantage, en l’alimentant consciemment, en arrêtant de la laisser fuir sans s’en rendre compte.
Tu n’as pas besoin de transformer ta vie en profondeur. Tu as besoin d’en devenir l’éditrice, d’accueillir ce qui te remplit, et de libérer ce qui t’épuise.
Concrètement, ça peut ressembler à dire non à une invitation qui te coûte, pour dire oui à une heure seule avec toi-même. À remplacer le scroll du matin par dix minutes de mouvement. À créer un rituel hebdomadaire autour d’une activité que tu sais être un energy giver pour toi.
Et parfois, cela demande aussi de revisiter certaines relations, non pas avec agressivité, mais avec clarté. Qui dans ta vie te laisse plus légère qu’avant ? Qui te vide sans que tu comprennes vraiment pourquoi ? Ce ne sont pas des questions à répondre en une conversation, mais à laisser infuser doucement.
Dans mes journées « Retour à Soi », je reviens souvent à cette idée : la gestion de notre énergie est un acte de respect envers soi-même. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est la condition de tout le reste.
Prendre soin de ton énergie, c’est choisir de vivre avec plus de présence, de clarté et de joie au quotidien.
Et toi — qu’est-ce qui te donne le plus d’énergie en ce moment ? Partage-le en commentaire, je serais vraiment curieuse de le savoir.
📌 Épingle cet article sur Pinterest pour le retrouver facilement !








